Recherche

Sandrine et Ali sur l'accessibilité à Avignon

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Depuis six ans, Sandrine et Ali sont inséparables. L'amour soudé sur des différences qui rapprochent, se concrétisera en juin par un mariage. Sandrine, 39 ans, handicapée de naissance, reconnaît que sans Ali, la vie serait compliquée. "Si j'étais seule, je ne ferais pas grand-chose". Ali déploie une belle énergie pour la soutenir au quotidien. Il ne rechigne pas à porter Sandrine dès que nécessaire, à l'accompagner dans ses déplacements en fauteuil. Pour cette habitante de la Barbière, se rendre en centre, c'est toute une histoire.

La navette de la TCRA réservée aux handicapés, est jugée "contraignante parce qu'il faut réserver plusieurs jours à l'avance". En ville, le périple n'est pas terminé. "Je ne peux pas entrer dans certains commerces, alors je reste dehors, c'est dégradant Mais certains commerçants font des efforts".

Et il y a ces portes trop lourdes. "Là, on est obligés d'attendre que quelqu'un entre ou sorte..", explique Sandrine qui prend pour exemple la porte de la nouvelle Poste centrale, néanmoins pourvue d'une rampe d'accès. "On est débrouillards quand même, on fait les courses ensemble" complète Ali. Tous deux ont repéré en ville les commerces les plus accueillants. "On pourrait privilégier les supermarchés car ils sont accessibles mais nous aimons le centre".

"C'est très important pour elle de se déplacer, elle veut avoir une vie sociale, a envie de vivre et de s'ouvrir", confirme sa maman, Léliane, représentante du conseil départemental à l'APF. Selon elle, le baromètre de l'Express, est utile "pour motiver les gens à faire des efforts". Léliane Valat a connu une période où, en tant que maman d'une personne handicapée, il fallait se battre encore plus dur pour l'accessibilité. Elle espère "que les nouvelles générations auront une société plus accueillante".

Source : La Provence.

SEO by Artio

Image aléatoire

oiseaux.jpg